Les 4 grandes thématiques Friction

dimanche, 23 février 2020
Les 4 grandes thématiques Friction
Les 4 grandes thématiques Friction

Les 4 grandes thématiques Friction

Friction vous dévoile les quatre grandes thématiques pour cette première édition sur les territoires. Ces thématiques se veulent transversales, horizons ouverts pour tirer des problématiques, fils plus précis et plus concrets selon les sensibilités et les profils des participants.

Friction se veut un espace, un moment de rencontre et d’échange pour explorer ce que seront les territoires de demain et comment nos pratiques professionnelles peuvent évoluer, se croiser, s’alimenter pour des futurs souhaitables. 

Friction des territoires. Vers des futurs souhaitables

Un rapport commandé en 2013 par le Ministère de l’écologie et du développement durable prédisait les tendances pour “la ville de demain”, celle qui serait “intelligente”, “résiliente”, “frugale”, “post-carbone”. Aujourd’hui, en 2020, que veulent dire ces mots, sont-ils toujours pertinents pour amener nos territoires vers des futurs souhaitables

En prenant comme point de départ ces concepts de la ville de demain, on peut tirer les fils, dessiner les potentiels, pointer les enjeux des territoires et les mouvements à impulser pour faire évoluer nos pratiques professionnelles. Pas d’ambition à l’exhaustivité, mais une volonté de se caler au territoire dans sa matière, d’ancrer la réflexion dans nos pratiques pour formaliser des choses aujourd’hui.  

De la ville résiliente aux territoires en mouvement

 

Face aux crises qui entraînent des territoires marqués physiquement (déchets nucléaires, montée des eaux, incendies…) ou socialement (exode rural, fractures socio-urbaines…), comment repenser nos modes de production de la ville en termes d’espace et de contraintes (surface, densité, nature, réhabilitation et modularité…), comment permettre une évolution des territoires avec des dynamiques post-industrielles, un renouveau des territoires ruraux, comment créer les conditions pour une créativité soutenable ?

  • Quels territoires pour le futur ? Demain, le rapport cartésien ville/campagne sera bousculé par une multitude d’autres formes de rapport au territoire. Et alors : quel futur pour le périurbain, quelles dynamiques néo-rurales, comment penser la nature en ville, enrayer le déclin des centres-villes de villes moyennes, installer des hameaux légers dans des territoires ruraux…Quelles seront nos réponses selon la situation du territoire ?

  • Quels jeux d’échelles, comment faire des territoires plus souples ? Comment repenser le cycle du projet (politiques publiques > maîtrise d’ouvrage > maîtrise d’oeuvre > gestion) avec des approches plus flexibles, expérimentales, comment permettre l’évolution du bâti et des espaces publics ?

 

De la ville frugale aux territoires nourriciers

Comment repenser les logiques consuméristes et de croissance infinie (étalement urbain et artificialisation des sols, production/consommation de masse) avec une approche positive de la frugalité ? Quelles nouvelles mobilités, comment réinventer l’habitat collectif, repenser le rapport à la construction légère, tendre vers l’autonomie en énergie, en ressources alimentaires ?

  • Comment trouver l’équilibre, la juste échelle, le bon rapport pour la production, consommation, les déplacements, l’espace occupé ? Comment questionner nos besoins et nos usages ?

  • Comment l’abondance et la frugalité peuvent aller de pair ? Comment s’inspirer des approches en permaculture, des écolieux, slow city, low tech, du Petit Paris et Youpi la France, des Hameaux Légers, des dynamiques coopératives d’habitat groupé ?

 

De la ville post-carbone aux territoires du vivant

Comment relier une vision technique ou scientifique à d’autres visions, sociétales, bioéthiques et oniriques : la ville en tant qu’espace vécu, les territoires en tant qu’espaces sensibles du vivant.

  • Comment aller au-delà des territoires administratifs pour penser les territoires géo-écologiques ? Comment s’inspirer du jardin planétaire de Gilles Clément, des bassins-versants de Gary Snyder, du parlement de la Loire du Polau,… Comment décentrer le regard anthropocentré dans nos rapports aux territoires (faire avec le site, l’eau, la faune et la flore, la topographie, le climat), s’inspirer de l’architecture vernaculaire, redonner de l’importance au milieu, nous défaire du paradigme de “la nature maîtrisée” ?

  • Comment évoluer les pratiques de la fabrique urbaine et des gestions de l’espace vers un autre rapport au temps (diversifier les usages dans le temps, prendre au sérieux les aménagements transitoires, expérimenter) ?

  • Quelles urbanités dans le futur ? comment éviter des villes du divertissement, la disneylandisation des espaces pour faire des territoires ludiques, participatifs, sensibles ? Comment ces territoires peuvent-ils être supports de dynamiques artistiques, culturelles, citoyennes, etc...

 

De la ville intelligente aux territoires de l’intelligence collective

Intelligence artificielle, big data, smart grid… le solutionnisme technologique trouve ses limites dans le fait que l’industrie numérique repose in fine sur des infrastructures physiques, avec un impact écologique de plus en plus critiquable (5G, impact carbone, extraction de métaux rares…). Une autre limite se trouve dans le déni du facteur humain, social, voire bio (au sens du vivant), qui est largement mis de côté dans cette approche qui enlève du pouvoir d’autonomie aux êtres vivants. Et si la ville intelligente, c’était de faire confiance à l’intelligence collective ?

  • Comment la participation peut-elle entrer dans les processus de fabrique des territoires ? Comment apprendre des usages pour trouver d’autres formes de production et de gestion des territoires, plus soutenables, plus souhaitables ? Comment rendre les territoires plus accueillants ?

  • Comment passer des territoires fragmentés à des villes inclusives ? Comment permettre l’accessibilité et la liberté (le droit à la ville, le droit à la mobilité, le droit au logement...) ? Qu’est-ce qu’une ville accueillante pour les femmes, les enfants, les personnes âgées, les néo-arrivants ? Quels formes d’espaces publics pour des territoires inclusifs ?

  • Comment faire évoluer la technique en conscience, au travers d’une ingénierie positive ? Comment aligner les possibles ouverts par la technologie (amélioration de flux, open data, simplification de process…) avec des futurs souhaitables ?

 

Ces 4 thématiques vous inspirent, vous parlent, vous questionnent, vous intéressent ?
Alors n’attendez plus ! Prenez vite votre place pour la rencontre pour venir échanger et explorer ces thèmes avec nous.

 

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